11 janv. 2017

Débats philo et citoyens (ECM) autour du Feuilleton d'Ulysse



Le feuilleton d'Ulysse, de Muriel Szac, et Sébastien Thibaud pour les illustrations, Bayard,   comme le feuilleton d'Hermès et le feuilleton de Thésée sont des bonheurs littéraires à utiliser en classe. J'en ai déjà parlé, on trouve pas mal de choses pour bosser avec sur le net, et notamment chez THE référence sur le net : Bruce Demaugé

J'ai beaucoup lu les premiers épisodes du feuilleton d'Hermès avec les élèves que je croisais plusieurs semaines lorsque j'étais remplaçante.
Je  trouve le feuilleton d'Ulysse un peu plus difficile et donc bien adapté à des CM2 qu'on a à long terme. Il y a beaucoup de retours en arrière et de personnages dont on nous raconte la vie de l'enfance à l'âge où on les rencontre et pas de façon chronologique. Le livre reprend l'Illiade et l'Odyssée.

Le niveau n'est donc pas simple même si la narration façon Mille et une nuits, en cent épisodes qui font dire chaque fois aux élèves "à suivre..." et réclamer le suivant, permet de suivre tranquillement après quelques semaines de mise en route.

Le feuilleton est mon moment quotidien voire bi- quotidien de lecture offerte. Je n'utilise donc pas de questionnaire, mais suite aux premières lectures où des réactions parfois choquées ou intriguées survenaient et prenaient place dans la classe, j'ai réfléchi à une autre utilisation possible de ce que je lisais... et j'ai lu avec un peu d'avance les épisodes suivants (normalement, je découvre en même temps qu'eux Ulysse que je viens d'acquérir alors que je connais mieux les précédents).
Quasiment chaque épisode met en avant une peur, un questionnement, une situation qu'on peut évoquer ou utiliser comme point de départ à des discussions d'ECM ou de philo.

Voilà donc un récapitulatif des débats qu'on peut mener à la lecture de chacun des épisodes...
on remarquera qu'il n'y a rien pour les derniers. Deux raisons à cela : j'aime revenir à de la lecture offerte pure en fin de parcours, et parfois suis obligée d'accélérer la cadence pour ça, et surtout, sans avoir épuisé les sujets de débats possibles en classe, j'avais fait le tour de ceux possibles avec ce texte dans les 80 premiers épisodes (ce qui est déjà plus que suffisant).
Bien entendu, il n'est pas possible de tous les faire sur une année, mais cela donne de la matière pour ne pas s'ennuyer les années suivantes si on souhaite le refaire, et cela donne aussi le choix, et permet de partir de ce que les enfants ressentent ou de leurs questionnements.

J'ai mis soit des questions type philo ou citoyenne, soit des sujets de débats directement, soit des pistes.

et voilà le travail : 

à télécharger là : CLIC


et une fois par période, un petit questionnaire pour auto-évaluer sa participation et son fonctionnement personnel dans les débats de la classe



à télécharger là : CLIC



Pour rappel, les différents dispositifs permettant les débats sont trouvables ici sur le site Philolab.
Personnellement, j'ai été très succinctement formée aux débats à visée philosophique mais ils ne me conviennent pas du tout, ni dans la gestion, ni dans ma façon de vivre ma classe.
Le dispositif est clair, précis, et proposer d'emblée une progressivité utile pour les élèves, c'est moi qui n'arrive pas à rentrer dedans ;-)

Et j'ai été un peu plus longuement formée au fonctionnement de Matthew Lipman qui fait partir d'extraits de textes pas forcément philosophique, ce que je faisais notamment à partir des Philofables de Michel Piquemal. (C'est ainsi que je travaille avec Ulysse, sauf qu'il s'agit de lecture offerte, ce qui demande alors un minimum de concentration sur la lecture de la part des élèves).
Cependant je ne suivais pas non plus totalement le fonctionnement, car c'est long, et j'ai surtout travaillé en Segpa, donc un temps d'une heure sur un texte et un thème c'était trop long.
Comme dit dans l'article, j'adapte...
Je n'ai pas la place pour faire un U avec les tables, et mon coin regroupement ne permet pas d'être assis en ronde, donc on discute sans toujours se voir même si j'autorise les élèves à se tourner les uns vers les autres. Ce fonctionnement ne permet pas non plus de faire circuler un bâton de parole ou de le laisser à dispo sur le sol, prêt à être pris par celui qui souhaite parler... du coup, ça reste assez "je lève la main", et cela fait parfois des déçus.




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