• Veille de vacances, donc défi français à nouveau pour mes 4e !

    Sur les bases du numéro 1, voici la nouvelle version.

    Pour le principe, aller voir le numéro 1 donc.

    Pour télécharger, voici le fichier avec le 1 et le 2 :

    Défi français (ppt)

    Défi français (pdf)

    Défi français numéro 2

     

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  • Dans mes achats de Pâques, deux beaux albums adaptés à mes propres zouzous (5 et 2 ans) :

     

    un classique du Père Castor : "Le premier oeuf de Pâques" de Zemanel, illustré par Amélie Dufour.

    2 albums de Pâques

     

    ou comment a été décoréle premier oeuf de Pâques !

    et mon chouchou pour Pâques, qui pourra sembler vieillot, mais qui justement me fait craquer pour le style de ses illustrations : La Surprise de Pâques de Jan Brett (Gautier Languereau)

     

    2 albums de Pâques

    2 albums de Pâques

    ou comment un concours d'oeufs décorés rendra fier de lui un petit lièvre qui se pensait sans talent !

     

     

     

     

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  • - Mise à jour au 14 avril 2014 - 

    Dans cet article, vous trouverez mes recherches et mes préps sur le sujet. 

     

    Elections européennes - récap'

     

    Préparations :

    Vous trouverez mes documents dans cet article : préparer les européennes

     

    Vidéos intéressantes :

    Politique mode d'emploi sur FranceTV éducation propose trois vidéos intéressantes dans le cadre des européennes :

    l'Europe

    la Cour européenne des droits de l'homme

    le député européen

     

    Outils

    - cartes de nomenclature des pays de l'UE chez Zineke

    - cartes muettes, Académie de Aix-Marseille

     

    Liens : 

    - le site du Parlement européen

    - vie publique : la FAQ des européennes pour se mettre à niveau avant de répondre aux élèves

    - l'Europe  : des nombreux sites dans cet article de maitresse Elise

    - des documents et le puzzle de l'Europe chez Soutien67

    - le Vikipédia du Parlement européen (wiki pour les 8 - 13 ans)

    - un dossier sympa sur l'Europe à destination des enfants sur kids-corner

    - Le site web de l'Union Européenne Europe.eu

    - les diaporama d'Alisette sur les pays d'Europe

    - mon doc sur l'Allemagne

     

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  • Voici les quelques éléments préparés pour travailler sur les européennes avec mes élèves; j'ai prévu de

    - faire le point sur l'union et ses pays et la différence avec l'Europe et ses pays

    - l'histoire de l'union

    - le fonctionnement de l'union (en utilisant notamment les vidéos de Francetv Education citées dans l'article de récap')

    - le vote en lui-même

    union européenne pdf

    union européenne pptx

    les fonds de cartes proviennent de l'académie d'Aix-Marseille

    Préparer les élections européennes

    Préparer les élections européennes

    Préparer les élections européennes

    Préparer les élections européennes

    Préparer les élections européennes

    Préparer les élections européennes

     

     

     

     

     

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  •  

    Comment gérer un élève perturbateur - le rallye-liens d'Eowin

     

     

    Etre dans l'ASH et avoir été formée pour, ne donne pas forcément de billes pour gérer les élèves perturbateurs...

     

    Petit extrait d'une conversation en formation, il y a presque 10 ans : 

    "ah mais comment ça, vous avez des élèves perturbateurs, normalement ils ne devraient pas être orientés chez vous

    - mais ils y sont, on fait comment ?

    - ah je ne sais pas, ce n'est pas normal que vous les ayez..."

    Ou bien, on ne comprenait pas qu'on doute de pratiques proposées parce qu'impraticables dans nos classes avec les élèves qu'on y trouvait...

    "je veux bien faire tel truc, mais je fais quoi de machin qui ne supporte pas qu'on le laisse en travail ?

    - euh... c'est à vous de le prendre en charge pour qu'il se tienne"

    Avec ça, on est bien avancés...

     

    Quand je suis arrivée en Segpa, on était encore sur les circulaires de 1996  et de 1998, on devait accueillir des élèves avec des difficultés scolaires telles qu'ils ne pouvaient pas suivre dans un circuit ordinaire. Alors, certes, parfois la difficulté scolaire vous a mis tellement à part que vous vous êtes construit une attitude en classe qui peut devenir perturbatrice, mais se poser en segpa pouvait vite résoudre le problème, avec du temps, souvent, avec en tête le principe d'éducabilité, un peu d'empathie, et beaucoup de patience.

    Dans les textes suivants, le recrutement changeait d'un adverbe ou d'un conditionnel par-ci par là.

     

    La circulaire de 2006 qui abrogeait les précédentes spécifie par exemple : "En revanche, elles [les segpa] n'ont pas vocation à accueillir des élèves au seul titre des trouble du comportement (...)" comprendre qu'on peut accueillir donc des troubles du comportement s'il y a difficulté scolaire associée, ce qui est souvent le cas, au bout de plusieurs années de troubles du comportement ^^

    Avec la loi de 2005, on a vu arriver de plus en plus d'élèves de CLIS en Segpa... pas forcément adaptés au terrain qu'on leur présentait donc, et nous-mêmes pas formés du tout pour accueillir des élèves handicapés. D'où des troubles en classe également, mais il ne faut pas le dire.

    Enfin les interprétations académiques des circulaires et textes nationaux, on réussit à nous faire comprendre qu'on pouvait accueillir des élèves avec troubles du comportement, et d'autres types d'élèves même si ce n'était pas notre vocation première. Soit. Bon. Fonctionnons donc comme on nous l'ordonne, sauf que...

     

    Comment gérer un élève perturbateur - le rallye-liens d'Eowin

     

    Ajoutons les spécificités environnementales... dans ma première segpa, les élèves provenaient de 4 grandes zones dont deux zones ZEP/Eclair/violence/ad lib., et une zone très rurale avec mômes différents mais difficiles aussi dans un autre genre...

    j'ai vu aussi des segpa qui recrutaient sur tellement de foyers de l'enfance, et familles d'accueil, qu'on se retrouvait avec un tiers des classes composé d'enfants au parcours assez particulier et difficile.

    Je passe sur tout un tas de spécificité également comme le fait que la non maitrise de la langue française ne doit pas être la raison de l'orientation mais que dans les faits, ben... la non maitrise de la langue française fait qu'on ne maitrise pas grand chose d'autres donc... et que des mômes sans aucun souci cognitif mais primo-arrivants se retrouvent en segpa quand même.

    Je passe sur les zouzous que les collègues de primaire envoient en segpa, "c'est mieux pour lui, c'est plus près, et puis on va pas l'envoyer en ITEP/IME/Internat", barrer l'intrus... ben si... parce que c'est lui faire une violence que l'envoyer là où il ne devrait pas être.
    Je passe sur le discours "oui il devrait être en ULIS/IME/... mais y'a pas de place, alors on le met en segpa, il sera plus à l'abri" (ben, t'as le droit d'y croire, hein, et les mômes qui n'ont pas eu une place en segpa parce que prise par un autre, ils souffrent où, ceux-là ?).

    Je passe sur les discours débilitants entendus par certains élèves toute leur carrière avant la segpa, genre "ben t'as du mal, alors tu feras un métier manuel, il en faut"... donc l'élève a lâché prise avec le "purement scolaire", et se retrouve deux ans en classe avant de pouvoir approcher l'atelier, où il se rend compte parfois, que le manuel, ben c'est pas pour lui non plus... crise.

    Et je passe sur les parents qui disent à leurs enfants "t'iras pas en segpa c'est pour les débiles", qui les envoient au collège en croyant bien faire, là où leurs enfants au bout de deux ans seront tellement mal qu'on leur proposera une réorientation qu'ils accepteront plus ou moins forcés par l'échec et la souffrance des enfants, qui eux-même se découvriront à l'aise en segpa, à leur place, mais se sentiront toujours marqués comme débiles, puisque papa et maman le disent...

    Je passe donc...

     

    La question posée par Eowin, est "comment on gère ?", et ma réponse est "je n'en sais rien".

    C'est comme lorsqu'on devient parent. Avant on avait des principes. Après, on a des enfants.

    Ben avant d'avoir des élèves perturbateurs, on avait des principes aussi.

    Après, on n'a... que ses yeux pour pleurer ou ses manches à retrousser.

     

    Mes grands principes ?

    - Punir, ça ne sert pas à grand chose MAIS ne pas sanctionner, c'est laisser l'ado penser qu'il a gagné (en soi, pas grave, et même parfois bon pour l'image de soi, lol... mais dans les faits, c'est parfois donner quittus pour recommencer).

    - il y a la loi, et il y a le règlement du collège. On ne transige pas avec la loi. On ne lâche pas sur ces points-là.

    - il y a le fonctionnement de sa classe, celui de ses collègues, il y a des choses qu'on accepte, d'autres moins, avec tout ça, on peut transiger selon les cas, et les adaptations à envisager.

    - il y a ce qu'on sait de chacun d'eux. Cela explique certains comportements, cela n'excuse pas pour autant.

     

    La gestion donc :

    1 - une des premières choses que je fais en début d'année, chaque année depuis que je suis en segpa (14 ans), c'est relire ce texte d'Alain Granier (on peut y ajouter celui-ci)

    ça me remet les pendules à l'heure juste avant de retrouver un ou deux zoziaux dont je sais qu'ils vont me donner du fil à retordre...

    2 - et puis je prends quelques minutes pour réfléchir sur quoi je ne veux pas transiger (outre la loi et le règlement). Nous n'avons pas tous les mêmes limites, ni les mêmes ressentis. 

    Je tente de rendre mes élèves autonomes un maximum, alors ce n'est pas pour leur reprocher ensuite des prises d'initiatives parfois malheureuses, même si l'envie d'élever la voix me prend, ou les empêcher de trouver à deux ou plus des solutions ou des stratégies, en papotant pour ce faire.

    En revanche, certains collègues ne supporteront pas un bruit en classe, et pas un mouvement.

    Je souhaite qu'ils fassent le maximum par eux-même, mais d'autres préfèrent que les élèves lèvent la main et demandent au prof pour chaque détail.

    On ne peut pas gérer ce qu'on considère comme un manquement, donc une perturbation, si on n'est pas droit dans ses bottes avec son propre fonctionnement et ses propres exigences.

    De la même façon, je ne fais jamais ce que j'interdis aux élèves dans ma classe : portable, chewing-gum, etc. Question de cohérence, surtout envers des ados prompts à crier à l'injustice. Dans l'autre sens, quand il fait très chaud, ils sont autorisés à avoir de l'eau en classe (de l'eau, le reste ne peut pas être une boisson nécessaire), ça évite des allers-retours, ou des tentatives de sortie sous faux-prétexte... et il m'arrive de finir mon café dans la classe ou de boire de l'eau, donc c'est donnant-donnant, et normal.

     

    3- j'attends que l'année se passe.

    Je ne plaisante qu'à moitié, en vérité, il n'y a pas un cas qui soit le même; alors j'avise ensuite en fonction du moment, de la gravité des faits, de la perturbation provoquée, et de mon état de fatigue (afin de ne pas exagérer).

     

    Quelques pistes donc :

    -  réparer : l'élève a exagéré, s'est mal comporté en classe, a empêché de travailler le reste de la classe ? Il doit réparer : s'excuser, aider les élèves à travailler, faire le service d'un autre, etc. A ce sujet, baladez-vous chez Romy, et encore chez Romy, il y a plein de pistes à explorer... 

    - respirer : j'ai des ados, parfois assez responsables. Il m'arrive d'en envoyer un "respirer". Il n'est pas à la porte, il n'est pas interdit de classe... il sort aux toilettes, boire un coup, respirer un grand coup, faire le tour de la petite cour qui est juste devant mes fenêtres de classes. Et il revient prêt à bosser.

    - s'engager : rien ne marche, on sait pourquoi l'élève est perturbateur (quelle que soit la cause), alors on pose un contrat avec lui. "Voilà à quoi on s'engage toi ET moi", et on s'engage aussi par écrit avec lui. Un exemple : il s'engage à essayer de prévenir quand il sent qu'il n'en peut plus, il s'engage à bosser tranquillement le reste du temps, on s'engage à l'autoriser à ne pas bosser quand il est au bord de l'explosion, à le faire aider si c'est lié à l'échec, à l'autoriser à sortir si c'est à cause d'une douleur perso, etc.

    ou bien le responsabiliser, avec un service spécifique, ou justement une surveillance accrue de phénomènes qu'il connait "tu es désormais le responsable des élèves qui font des crises, parce que tu sais les repérer, alors tu me préviens aussitôt" ^^

    - débattre : l'élève a fait sa crise, il est redescendu, n'accepte même plus de revenir sur ce qui vient de se passer. Bien. Alors on n'en parle pas en tête à tête, mais on en parle de façon plus générale avec le reste de la classe : philo, éducation civique, etc. on trouve un biais, et on donne son exemple de façon plus posée, parfois un jour ou deux plus tard

    - jeter le bébé avec l'eau du bain : "ta crise, je n'en veux pas ici, et si tu ne peux pas faire autrement, alors ta place n'est pas ici", c'est violent. Mais ça pique au vif. Pour l'image à donner de soi aux autres, l'ado tentera encore une remarque du genre "m'en fous, d'façon, c't'une prison ici", sauf que le lendemain il reviendra. Sauf qu'il n'aura qu'une obsession, rentrer en classe pour être avec les autres, y compris en parlementant avec la personne à qui on l'a envoyé (AVS co, directeur, CPE...).  Attention, risqué avec les deux rencontrés dans ma carrière qui n'avaient absolument pas peur de sauter les haies pour retourner trainer dans leur quartier ^^

    - au contraire, stopper net : "c'est bon ? Ce n'est pas à moi que tu en as, ce n'est pas aux autres, alors tu mets ça de côté, on en reparle tous les deux si tu veux après, mais là, ce n'est pas le moment". Attention, risqué avec ceux en "rebell'attitude" qui diront "ben si, c'est même carrément à cause de vous"

    - sortir l'élève. J'entends un de mes formateurs là "sortir l'élève est toujours un constat d'échec". Certes. Mais à choisir entre un échec pour ma pédagogie et ma conduite de classe, et toute une classe ennuyée par le zigoto du jour, c'est parfois plus simple, plus sécure, et plus intéressant. Attention : être certain que l'élève sera accueilli là où on peut l'envoyer (directeur, principal, CPE, etc.)

    - ne pas isoler l'élève : il est perturbateur. C'est vrai. Mais pour autant, il aura droit à son cadeau d'anniversaire (dans ma classe un joker supplémentaire et un marque-page maison), il ne sera pas exclu des activités plus sympas (sorties, etc.) sauf comportement dangereux, et le jour où il demande de l'aide, je vais surtout le voir. Deux avantages à cela, il est conforté dans sa position d'élève comme les autres, cela peut être rassurant pour lui (comme votre enfant dans ses crises d'opposition, genre terrible two) et il ne peut pas faire valoir ses perturbations comme conséquences de sanctions injustes, et puis pour soi, on prend encore moins personnellement ses moments de crise, et les affrontements qui peuvent en découler. On a été juste.

    - offrir un espace de discussion. Ce n'est pas le moment, ni le lieu... on arrête et on tente de limiter les dégâts des bêtises très vite, mais on propose d'en discuter en tête à tête plus tard. Pas sur le mode assistante sociale (rien à voir avec la profession, tout à voir avec ceux qui restent dans le câlinage-maternage : mon pauvre petit, c'est dur, on va retourner en classe tu seras bien gentil, du vécu !), mais sur le mode des faits rien que des faits : tu as posé tel acte, tu connais le fonctionnement/le règlement/le mode de sanction, as-tu une explication ? Que proposes-tu pour réparer ? A quoi t'engages-tu pour la suite ? Rappeler l'engagement pris régulièrement (même si "ça gave, madame, ça va maintenant").

    Si l'élève refuse la discussion avec nous, lui proposer d'en parler ailleurs avec un autre adulte.

    - engager le reste de la classe, soit directement en les rendant autonomes et responsables de leurs actes et d'une partie de la gestion de classe (risqué mais j'ai vu cela fonctionner chez un collègue), soit indirectement par des motivations collectives  : mon Fun Friday fonctionne en partie sur ce mode : on a un temps de jeux en fin de semaine si le boulot a été fait (responsabilité individuelle, et encouragement réciproque), et ce temps est plus ou moins long en fonction de la façon dont la classe s'est tenue toute la semaine (le temps de jeu existe forcément, mais peut être réduit à 5 minutes, ce que les élèves savent être très très court!)... les élèves alors se serrent les coudes, et certains en arrivent même à s'auto-responsabiliser (certains, hein...^^).

    - lâcher prise : une ou deux fois dans l'année, c'est possible aussi de se dire que bon, ben, c'est raté, la séance ne se passera pas comme prévu. Est-ce si grave ? Lâche-t-on vraiment son autorité, quand on arrête une séance qui de toute façon ne mènera pas à un apprentissage ?

    A remplacer alors par une discussion, des exercices différentes de ceux prévus, mais acceptés par l'ensemble de la classe, par une séance de relaxation, par une histoire (cf Boimare), etc.

    - aller à la confrontation : à éviter la plupart du temps, mais parfois on a affaire au p'tit nerveux, qui ne pourra pas s'arrêter tout seul... et qui sent que tout lui échappe. Alors on s'impose. Presque physiquement, en se rapprochant (on aura pris soin de reculer avant discrètement ^^), mais pas à moins d'un mètre. Et y aller de son beau discours sur le thème "tu veux toute la place, ben tu ne l'auras pas, et même je vais la prendre, et si tu n'es pas content, c'est le même tarif, et tu peux aussi avoir affaire à moi". Côté ados, on a souvent droit à "mais vous avez pas le droit de nous frapper", ben j'ai jamais dit que je le ferai, d'une part. Et d'autre part, as-tu le droit de faire ce que tu es en train de faire ?

    - désamorcer, dédramatiser, voire se moquer :"t'es en rogne aujourd'hui ? Tu ne tiens plus en place ?... t'es pas le seul à avoir une mauvaise journée", en général, l'élève a toujours une bonne justification, ne pas lui laisser le temps de la placer et exagérer à son tour"j'ai renversé la gamelle du chien sur la chemise propre de mon mari, ma coccinelle est morte hier soir, et je n'ai plus de glace dans le congélo. Mais est-ce que je suis en train d'ennuyer tout le monde avec ?" (avoir du recul sur soi, et accepter les regards moqueurs ou amusés).

    J'ai aussi un petit affichage que je mets parfois le matin sur le tableau, quand levée du mauvais pied (ça arrive à tout le monde), alors j'ai piqué cet affichage préventif à Segpaliénor, et je l'affiche au milieu  du tableau !

    Ou bien je laisse l'élève finir sa blague, je lui propose même de vider son sac en racontant la dernière qui lui brûle les lèvres, et ensuite finito pour la journée !

    - ignorer l'élève. Facile à dire, mais pour certains garnements, c'est fou comme cela peut fonctionner. Tu me cherches ? Ben, je ne suis pas là pour toi dans ces conditions là. Evidemment, cela ne peut pas fonctionner si c'est un leader qui peut retourner la classe en trois secondes ^^

    - instaurer un climat bienveillant : facile à dire, et pas toujours simple avec certains classes lourdes, mais... ça facilitera le reste de l'année même si ça n'empêche pas le perturbateur de perturber. 

    Rester positif, et souvent complimenter les réussites ou les comportements des élèves.

    Mettre en oeuvre ce qu'il faut pour que chacun réussisse.

    Ne pas expédier la difficulté hors de la classe (t'as pas assez bossé, ou tu iras finir ça à la récré, ou en soutien, etc.) et accepter qu'on a peut-être demandé beaucoup, le reconnaitre.

    Rire avec eux, mais pas d'eux... et si une moquerie gentille sort, accepter d'en recevoir, tant que ça reste correct, et gentil.

    Souligner les progrès, même minimes.

    Toutes ces choses au long de l'année, rendent parfois l'élève perturbateur conscient de ce qu'il est hors des clous. Dans une classe où on critique et où on laisse tout le monde jouer le rôle qu'il veut, il pense peut-être ne pas faire plus qu'eux.

    - oser le jeu de rôle, et inverser avec des camarades, à condition de le faire pour toute la classe. Jouer l'autre en respectant des règles de base sur la gentillesse... l'élève perturbateur ne sait pas toujours qu'il est perçu comme gênant par d'autres que le professeur.


    Dans le même ordre d'idées, on travaillait un jour sur l'orientation, la connaissance de soi, et les élèves (14 ans) devaient donner un adjectif (parmi une liste d'une cinquantaine expliqués avant), à chaque élève de la classe. J'avais ramassé et conservé l'anonymat, et puis j'ai écrit au tableau les adjectifs désignant chaque élève, en commentant avec eux "peut-être que celui-là veut dire que lorsque tu es comme ça ou comme ça, les autres trouvent que c'est un peu exagéré", et en soulignant tout ce qui était positif, il y en avait toujours, sauf pour un élève, qui s'est retrouvé avec les mêmes mots revenant en boucle : méchant -cruel - embêtant - malhonnête - moqueur, etc. C'était très dur, mais l'élève a réalisé soudain qu'il n'avait pas un seul copain parmi ceux qu'il pensait l'être... parce que les voler, les insulter, les secouer faisait partie de son mode de communication, et pas une fois il n'avait pensé que c'était gênant pour eux... alors oui, pour le coup, ça a été une cruelle désillusion pour lui, mais il a eu en face de lui les conséquences de ses actes quotidiens, que les adultes lui expliquaient pourtant depuis trois ans...

    On peut aussi renverser les rôles adultes/élèves, et proposer des situations de perturbations, et ce qu'ils feraient ensuite en tant qu'adulte face à ça. Ils sont souvent bien plus sévères que nous, et proposent des choses horribles. Mais cela peut indiquer à l'élève qui le fait habituellement qu'il y a un problème, ou au moins nous donner du grain à moudre la fois suivante : "tu as de la chance, si tu avais affaire aux copains, tu ne t'en sortirais pas si bien" alors qu'il vient de nous trouver super sévère...

    - si sanction, l'ajuster... et s'y tenir, ne pas lâcher. Ajuster, parce qu'un élève perturbateur mais brillant, ne sera pas touché par un exercice qu'il bâclera en trois minutes, ou par des excuses à présenter alors qu'il est si fort avec le langage. Ajuster parce qu'au contraire, s'il est en difficulté, ça lui coûtera tellement qu'il voudra le faire payer, ou s'enfoncera encore plus dans des idées noires qui le feront exploser à nouveau plus tard.

    Ajuster parce que du travail supplémentaire, ça signifie que le travail est une punition ;-), parce que supprimer une récré, c'est peut-être lui donner ce qu'il voulait, ou bien justement le priver du moment où il peut se défouler...

    Alors quelle sanction ? Si violence, si manque de respect, c'est prévu dans le règlement, s'y tenir. Si c'est autre chose, c'est à ajuster. Je propose des réparations (cf plus haut), ou de piocher dans la boite à gentillesses (extrêmement difficile pour mes ados), et selon les cas, je menace... "ça fait deux fois déjà... ce n'est plus admissible, à la troisième... " et surtout ne rien lâcher si la troisième arrive, on avait prévenu, ça tombe. Qu'est-ce qui tombe ? Tout dépend de l'élève, des faits, et de ce qui s'est passé en classe : ça peut aller de finir le travail que son comportement a empêché de faire, à sortir de la classe et faire son boulot dans le bureau du directeur (à réserver aux grands grands soucis, sinon, il ne reste rien d'autre ^^). Cela peut aller de prendre rv pour rencontrer les parents pour en discuter à appeler les parents dans la journée (les parents n'aiment pas ça, en général, et les enfants sentent que c'est important, qu'ils ont sans doute plus que dépassé les bornes), voire leur demander de venir chercher leur enfant sur le champs (ça, c'est le domaine réservé du directeur pour les choses extrêmement graves : vols, agressions, etc.).

    A vrai dire, je vais très rarement à la sanction, surtout depuis 10 ans... d'abord parce que les résultats sont rarement probants, ensuite parce que si les parents le décident, les élèves n'auront pas la sanction et donc on aura l'air encore plus démuni devant l'élève ensuite (désavoué, même) quand ce n'est pas carrément le directeur qui enlève la sanction (déjà vu), bref.
    Ensuite, parce que j'ai rarement besoin d'aller jusque là... même dans le cas extrême d'un élève qui relève d'ITEP et qui est chez nous, d'un élève qui relève d'Impro et qui est chez nous, un élève qui perturbe à chaque cours, et cherche surtout à ne pas se faire oublier...

     

    Des gros ratés ? Oh oui !!! Voici deux cas... 

    - Il m'est arrivé de simplement dire "je ne m'occupe plus de toi" à un élève pour lequel je ne pouvais plus rien mettre en place : tout était refusé, dédaigné, et contré. Tout était prétexte à exploser, et à provoquer les autres au moindre mouvement. Alors certes, ça peut entrainer une rage froide assez effrayante, ou encore des gestes d'humeur, mais là au moins, on sait à quoi on fait face, et on peut à nouveau gérer. On est en échec, parce qu'on sort l'élève, on est en échec, parce qu'on ne peut pas gérer... mais on n'est pas des supermans non plus. Cet élève ne savait plus lire, à force... mais refusait un travail adapté. Il refusait aussi le travail des autres, puisque trop difficile, ou le prenait, le posait dans un coin, me regardait et commençait à ennuyer tout le monde.

    Le responsabiliser ne menait à rien, essayer d'en rire ou de désamorcer non plus, parce qu'avec le temps, il avait perdu aussi au niveau cognitif et compréhension.

    Il n'était plus accessible à la communication, et en refus complet.

    Voir les parents non plus : on était les méchants, comme tout le monde, on ne voulait plus de leur fils.

    Il fallait attendre que le dossier avance. Et en attendant, sauvegarder le reste de la classe qui n'avait rien demandé.

    Donc "je ne m'occupe plus de toi", alors parfois, il prenait la feuille donnée à tous et tentait de travailler. Et parfois, il entrait en tapant deux trois autres, pour être sûr d'être refoulé.

    - un autre gros raté ? Un élève de 6e me semblait bizarre, pétait les plombs parfois sans que je comprenne pourquoi (autant parce que je ne voyais rien qui pouvait provoquer ça, que parce qu'il avait une expression orale peu claire)... il était gentil la plupart du temps, mais parfois, c'était tout le contraire, et on ne reconnaissait pas son expression. J'avais demandé de l'aide à la collègue d'Upi qui le prenait en soutien parfois en lecture pendant que je prenais ses meilleurs lecteurs, et elle m'avait asséné un "oh, mais il est doux comme un agneau, je pense que tu ne le prends pas comme il faut, je n'ai jamais de souci. Tu dois juste être plus cool, ça va le faire". Bien. Bon. L'année a fini, sans amélioration, mais puisque c'était ma faute hein... 
    L'année suivante, j'étais sur un autre poste, et j'ai appris que l'élève avait collé cette collègue contre un mur... qu'il avait été réorienté, après séjour en psychiatrie. Il est arrivé l'année encore après dans mon nouvel établissement, avec médicalisation importante... médicaments pour la schizophrénie.

    Parfois, on ne peut pas grand chose, il faut accepter aussi, se faire aider et prévenir le maximum de personnes, et surtout, bien s'occuper du reste de la classe, qui n'a rien demandé (même si bien contente parfois des coupures provoquées dans le rythme des séances ^^)

     

     

     

     

     

     

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